La perle : très cultivée

La perle est, en quelque sorte, une gemme organique.
Elle prend naissance, quand une huître recouvre un corps étranger, de belles couches de nacre.
Il y a longtemps, les perles constituaient un placement financier, comparable à un investissement immobilier car il fallait des milliers d’huîtres, pour en trouver une qui contienne une perle.
Elles étaient d’autant plus rares, que le hasard, et lui seul, présidait à leur naissance.

De nos jours, les perles sont, pour la plupart, cultivées de main d’homme.
Des billes de nacre sont introduites, à l’intérieur de l’huître, que l’on replonge dans la mer.
Quand, par la suite, on procède à la récolte des huîtres, elles ont secrété des couches de nacre, qui ont recouvert la bille, préalablement insérée.
La plus grande partie des perles de culture est produite au Japon.
Dans les eaux plus chaudes du Pacifique Sud, des huîtres de plus grande dimension, produisent les « perles de culture du Pacifique Sud » et les « perles noires de Tahiti », qui sont d’une taille supérieure.
Des perles « d’eau douce » sont également cultivées, dans des coquillages vivant en eau douce.
La Chine en est le producteur le plus important.

La qualité des perles se juge d’après leur « orient » c’est à dire l’iridescence, causée par la réfraction de la lumière, à travers les couches de nacre. Leur lustre, qui est leur capacité à réfléchir la lumière à travers ces couches, et enfin la vivacité de leur surface extérieure, entrent également en ligne de compte.
Les belles perles n’ont pas de tache ou de fente dans leur nacre. Elles ont une texture lisse et unie. D’autres facteurs, qui en augmentent ou en diminuent la valeur, sont la régularité de la forme et la dimension. Les perles rosées sont celles qui ont le plus de faveur auprès du public.

Un test très simple, permet de distinguer les perles fines et de culture, des perles d’imitation.
Il suffit de prendre la perle et de la frotter très délicatement contre le bord d’une dent. Les perles fines - ou de culture - produiront une légère sensation de friction ( un peu comme du papier de verre extra fin ) à cause de la texture de la nacre naturelle.
Les perles d’imitation seront aussi lisses que du verre, parce que leur surface est moulée et colorée à partir d’une boule lisse.



L’onyx ou la magie du noir

Dans les dessins de joaillerie, de même que dans les modèles de couture, la couleur se détache mieux sur un fond noir. Ainsi, le noir et blanc est-il toujours seyant.
Dans la haute joaillerie, le fond noir est, souvent l’apanage de l’onyx.
C’est une variété de calcédoine à la texture très fine et à la couleur noire. L’onyx a, parfois, des rayures ou des stries colorées sur fond noir. Si ces ajouts de couleur sont uniformes, on peut en graver des camées.
Les anciens Grecs de même que les Romains , aimaient beaucoup l’onyx dont le nom vient du mot grec « onux » qui signifie ongle.
La légende rapporte que Cupidon coupait, un jour, avec une pointe de flèche, les ongles de la divine Venus, endormie. Il laissa les morceaux d’ongle sur le sable et les Parques les changèrent en pierres, de façon à ce que rien, de ce corps divin, ne périsse.
Il est vrai que le noir n’est pas vraiment la couleur qu’on associerait à des ongles.
Mais, aux temps des Grecs presque toutes les couleurs de calcédoine, depuis le blanc des ongles jusqu’au brun foncé et au noir, portaient le nom d’onyx.
Par la suite, les Romains restreignirent l’étendue du sens et le réservèrent, exclusivement, au noir et au brun foncé.

L’onyx quand il est beige rougeâtre et blanc, porte le nom de « sardonyx ».
Celui-ci fut en haute estime à Rome, en particulier pour en faire des sceaux car on disait qu’il ne collait jamais à la cire.
Le général romain Publius Cornelius Scipion était connu pour porter souvent des sardonyx.

L’onyx noir est particulièrement brillant, quand il sert de fond, pour faire jouer des couleurs.
Sa texture délicate en fait une pierre idéale pour la gravure. Il est très apprécié par les artistes lapidaires d’aujourd’hui.. Sur l’épingle (du dessin ci-dessus) l’artiste Susan Helmich a dessiné un morceau d’onyx gravé, avec des filaments blancs qui forment un fond, étonnant pour un éclair coloré. L’onyx a souvent été utilisé pour doubler, du cristal de roche taillé ou les pendentifs rouges en rubis, dans les dessins d’Art Déco. Il est également répandu dans la joaillerie en marcassite.
Si vous désirez ajouter un peu de magie noire, à vos dessins de joaillerie, pensez
donc à l’onyx !

Le quartz: un caméléon courant

Si vous regardez jusqu’au centre d’une boule de cristal, c’est une pierre aux qualités multiples que vous observerez. Le très beau quartz encore appelé « cristal de roche » qui servait, dans le temps, à faire des boules et des coupes est, de nos jours, plutôt utilisé en joaillerie or.
La popularité est fort grande de divers quartz comme l’améthyste, la citrine, l’amétrine le quartz rose, l’onyx, les agates, la chrysoprase, le quartz rutile et autres variétés. Il est donc bien naturel que beaucoup de joailliers considèrent le quartz comme utile et pratique, du fait de son prix modéré.

A travers l’histoire, le quartz a toujours été le caméléon habituel des gemmes. Il joua souvent le rôle de remplaçant de pierres plus onéreuses, allant du diamant jusqu’au jade.
Mais l’incroyable variété du quartz fait qu’il commence maintenant à être apprécié pour lui-même.

L’améthyste, depuis le rouge pourpré jusqu’au violet, la citrine allant du jaune à l’orange, sont des articles de base dont la popularité ne cesse d’augmenter.
L’amétrine combine le charme de l’améthyste à celui de la citrine du fait que leurs deux couleurs se trouvent en une seule et même pierre.
Des couleurs et des types divers de calcédoine, allant de l’agate à la chrysoprase, ont vu leur popularité grandir au fur et à mesure qu’augmentait le goût du public pour les pierres taillées et les pierres gravées. De sorte que des pierres particulières telles que le quartz « drusy », couvert en surface de minuscules cristaux brillants, ou le quartz rutile qui a, dans sa masse, une quantité d’aiguilles d’or brillant, ajoutent de la variété et un côté artistique naturel, à une pièce de joaillerie qui devient ainsi unique en son genre.

Le quartz rose

La couleur pâle, du quartz que l’on appelle« quartz rose », peut aller du transparent au translucide.
Sa teinte est très peu marquée et elle a la délicatesse de la poudre rose.
Le quartz rose transparent est rare et il est, d’ordinaire, si peu coloré qu’il lui faut être de dimension importante pour que sa coloration soit vraiment apparente.
La variété translucide du quartz rose est plus commune et l’on s’en sert pour faire, soit des boules, soit des cabochons, soit des pierres utilisées en gravure ou en décoration d’intérieur.

Le quartz fume

Le quartz fumé est un quartz brunâtre et transparent, parfois utilisé en pierres taillées à facettes.
Son débouché commercial est restreint, du fait que la demande pour des pierres de cette couleur est limitée. Dans le temps, cette variété était appelée « topaze fumée ». Cette dénomination était à la fois erronée et trompeuse car cette pierre est un quartz. Elle n’est nullement une topaze.

L’œil de tigre

Le quartz « œil de tigre » contient du fer brunâtre qui lui donne une couleur jaune doré.
Les pierres de cette variété, taillées en cabochon, ont, en surface, un petit rais de lumière qui évoque l’œil de ce félin qu’est le tigre. Son gisement le plus important est en Afrique du Sud, encore qu’on en trouve également dans l’Ouest de l’Australie, en Birmanie (Myanmar), en Inde et aux U.S.A., en Californie.


Quartz rutile et quartz tourmaline

Alors que la plupart des variétés de quartz transparent ont d’autant plus de valeur que leur pureté est meilleure, certaines autres sont, au contraire, appréciées à cause de leurs inclusions.
La plus répandue de ces dernières est le quartz rutile. Il est aussi transparent que le cristal de roche mais il a, dans sa masse, des aiguilles dorées qui forment de véritables motifs décoratifs. Chaque motif est différent et il en est, d’une beauté remarquable.
On appelle parfois ces inclusions « cheveux de Venus ».
Une autre variété, moins connue, est le quartz tourmaline qui au lieu de rutile doré, a des inclusions de cristaux de tourmaline de couleur noire ou vert foncé.


Le corail
Le corail permet de fabriquer de la joaillerie d’un charme spécial et attrayant. Il est la réalisation parfaite, de ce que l’on peut désirer porter pendant l’été : le soleil et les mers lointaines.

Les coraux sont produits par la forme de vie la plus infime qui, bien longtemps avant notre ère, s’est installée en grandes colonies, dans les profondeurs des mers chaudes.
Ainsi que les perles, les coraux font partie des produits organiques utilisés en bijouterie.
C’est un phénomène intéressant, en vérité : tous deux sont issus du milieu marin ; tous deux sont parents, du point de vue chimique. Tous deux sont constitués, à 90%, de carbonate de calcium.
La nature crée du corail, dans toute une palette de couleurs et de nuances variées.
Elles vont du rouge au blanc et du bleu au brun et au noir.

 

La pierre de lune semble issue de la magie, avec sa luminescence fantomatique, flottant au sein d'une matière cristalline.
Les Romains pensaient qu'elle était constituée de la lumière lunaire. C'est, en réalité, une variété de feldspath et son reflet, encore appelé « adularescence», est provoqué par l'interférence de deux types différents de feldspath, dotés de deux indices de réfraction différents.
En Europe, la pierre de lune est considérée comme celle des natifs de juin mais aux Etats-Unis, cette particularité est aussi celle de l'alexandrite et de la perle.

La pierre de lune se présente en diverses couleurs dont l'éventail va, de l'incolore, au gris, au brun, au jaune, au vert et au rose. Sa luminosité va, du transparent au translucide. Les meilleures pierres de lune ont un reflet interne bleu, une limpidité parfaite et le corps de la pierre est incolore.

Il arrive qu'elle ait un « œil » c'est à dire un point plus brillant que le reste, en même temps qu'un lustre normal.
Une autre variété de feldspath, qui est proche parente, est connue en tant que « pierre de lune arc-en-ciel ».
Dans le cas du feldspath labradorite, la partie brillante est uns sorte de variante de la luminosité de l'arc-en-ciel.
Une très belle pierre de lune est rare, bien entendu et sa rareté devient de plus en plus grande. On en extrait au Sri Lanka et en Inde du Sud. La variété arc-en-ciel se trouve également à Madagascar.

On taille généralement la pierre de lune en cabochon, pour lui assurer le meilleur effet. On la grave parfois en une sorte de tête d'homme à visage lunaire.
On en fait aussi des boules, qui mettent en valeur son reflet un peu laiteux. Sur une robe noire de soirée, la pierre de lune ressort parfaitement et son effet est véritablement frappant.

 

La turquoise a toujours occupé une place à part, parmi les pierres gemmes, en Amérique du Sud, du Centre et du Nord. Ainsi, les anciens Aztèques ont-ils toujours décoré leurs masques de cérémonie de cette pierre, qui, d'après leurs croyances, était une «pierre sacrée».
Les Indiens d'Amérique du Nord, encore aujourd'hui, fabriquent des pièces de joaillerie traditionnelle, en argent et les sertissent de turquoises. Ils croient que cette pierre gemme, couleur de ciel, établit un lien direct entre le divin et le terrestre.

De tous temps, la turquoise a été, dans l'histoire, une protection qui éloignait l'influence des puissances obscures ou maléfiques et protégeait contre elles. A une époque reculée, elle protégeait les cavaliers et leurs chevaux, de chutes accidentelles.
De nos jours, elle est tenue pour la pierre bénéfique des aviateurs, du personnel navigant et autres professions, qui ont besoin de protection particulière, pour éloigner le spectre des accidents.

Dans l'enseignement moderne des « Pouvoirs de guérison des Pierres » il est recommandé de porter des turquoises, si l'on éprouve quelque inquiétude, génératrice possible de dépression, devant les problèmes que pose la vie quotidienne.
Leur couleur claire et gaie est censée apporter de la confiance en soi, aux personnes qui se sentent écrasées. La turquoise est également très populaire en tant que gage d'amitié car elle a la réputation d'être un élément de fidélité et de relations solides.

  

Le zircon naturel souffre aujourd'hui de la ressemblance de son nom avec celui du zirconium, qui est une pierre synthétique, imitant le diamant.
On ne se rend pas bien compte que le zircon existe en tant que pierre naturelle, fort belle, de surcroît.

Le zircon comporte toute une variété de couleurs mais la plus connue, depuis de nombreuses années est la variété incolore qui, par son brillant, se rapproche le plus du diamant.
De nos jours, la couleur la plus répandue est le zircon bleu, considéré comme la pierre fétiche du mois de décembre. Elle est de teinte pastel mais peut aussi être, exceptionnellement, d'un bleu vif soutenu. Le zircon existe également en vert, en rouge foncé, en jaune, en brun et en jaune orangé.

 

La citrine : un jaune velouté

L'appellation « citrine » couvre les quartz, ayant une couleur allant du jaune au doré, à l'orange et au brun.
Dans les temps anciens, on portait la citrine pour se protéger du venin de serpent et des maléfices.
La teinte plutôt foncée, orangée, de la citrine, souvent appelée « citrine Madère » par analogie avec la couleur de ce vin, a été, il y a un certain temps, prisée comme la couleur de préférence.

 

Le péridot

Elle a une couleur légèrement dorée.C'est une pierre ancienne mais très populaire. Elle est si connue, et depuis tant d'années, qu'on en trouve même sur la joaillerie égyptienne, du début du second siècle avant notre ère.
D'un vert chatoyant, le péridot est la pierre idéale pour être le complément d'une tenue estivale légère.
Les anciens Romains en étaient déjà férus et ils en convoitaient l'éclat vert et brillant, qui est insensible aux variations de la lumière, même s'il s'agit de lumière artificielle.
Ils l'appelaient l'« Emeraude Vespérale ».
Le péridot est l'une des rares pierres précieuses qui n'existe qu'en une seule couleur. De fines traces de fer lui donnent sa couleur, d'un vert soutenu, agrémentée d'une légère touche dorée. Chimiquement, le péridot est un silicate ferromagnésien et l'intensité de sa couleur dépend du pourcentage de fer qu'il recèle. Sa coloration peut donc avoir des variantes, allant du vert jaune au vert olive, en passant par le vert brun.

L'améthyste : un violet royal

L'améthyste, quartz violet transparent, est le quartz le plus utilisé en joaillerie.
Léonard de Vinci écrivit que « l ‘améthyste était à même de dissiper les pensées mauvaises et d'activer l'intellect ».
La couleur de l'améthyste va du lilas pâle au violet profond.
Les couleurs les plus légères portent parfois le nom de « rose de France ».
On peut les admirer sur les pièces de joaillerie de l'époque victorienne.
Les couleurs les plus riches sont les plus appréciées, particulièrement celles qui sont d'un violet soutenu, avec des éclats rosés.